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A la rencontre de la ferme biodynamique Widar, 1e partie (Belgique)

Et hop une belle initiative de plus ! Elle se trouve en Belgique à Merksplas tout près de la frontière des Pays Bas : la ferme biodynamique WIDAR.

 

L’établissement accueille les personnes ayant un handicap physique/mental afin de les réinsérer dans la vie de tous les jours, avec chacun sa chambre et ses habitudes. Widar se base sur trois piliers fondamentaux : vivre ensemble, travailler ensemble et développer une culture riche dans le respect de soi et des autres. La philosophie de Widar est très intéressante : les individus vivent et développent l’anthroposophie. Qu’est ce que cela signifie ?

 

L’anthroposophie à Widar

 

C’est un principe de vie dans lequel on tient non seulement compte de la dimension physique mais surtout spirituelle, que nous formons ‘un tout’ une unité avec l’univers. L’anthroposophie favorise et développe la libre autodétermination c’est-à-dire que l’être humain se reconnaisse dans les conséquences de ses propres actes. Widar s’inspire du philosophe Rudolf Steiner (le fondateur même de l’anthroposophie). Par exemple tous les matins avant le petit déjeuner et le soir avant de se coucher, la communauté récite les différents récits de Rudolf Steiner autour d’une bougie, la croyance y est très forte !!

 

La rythme de vie a Widar

 

Avec ses 40 hectares, ses 6 maisons dont 46 résidents, 14 employés (et 15 enfants d’employés), Widar ne manque pas d’occupations ! La semaine débute tous les lundis à 8h30 avec une réunion de tous les résidents pour établir le programme de la semaine dans les différents domaines :

 

> le travail à la ferme : s’occuper du bétail (vaches laitières, cochons poules) dans la forêt qui est gérée durablement (couper le bois pour chauffer les maisons)

 

> le travail à la fromagerie : fabrication de fromage biologique (issu du lait de leurs vaches évidemment)

 

> le travail au jardin : Widar pratique l’agriculture biodynamique, méthode plus poussée que l’agriculture biologique où l’on tient compte de l’influence des astres et des rythmes de la nature. Mais aussi par des préparations faites à base de produits naturels, utilisées pour dynamiser les sols et soigner les cultures. Les récoltes du jardin sont essentiellement utilisées pour nourrir la communauté.

 

> le travail à la boulangerie : fabrication de pain biologique avec un large choix (au raisins, sésame, noisettes.. ) et de pâtisseries (tartes aux pommes, gâteaux..)

 

> atelier tissage : création de poupées en laine, tapis…

 

> la boutique Widar : vente direct de pain, fromages, confitures, compotes et autres produits biologiques. Les tapis et poupées faits à l’atelier sont également mis en vente.

 

Et enfin le travail dans les maisons qui prend une place importante, avec tout ce monde ! (Préparation des repas, nettoyage, rangement.. )

La semaine se termine par un rassemblement tous les vendredis vers 18h pour établir le bilan de la semaine.

 

Le travail débute à 8h30 avec une pause café conviviale de 10h30 à 11h. Nous mangeons tous ensembles à 12h30 et reprenons le travail à 14h/14h30 jusqu’ à 17h30. La journée se termine par le repas à 18h. Le soir les résidents se réunissent vers 20h autour d’un thé jusqu’à 21h, l’heure à laquelle tout le monde doit aller dans sa chambre.

 

L’ambiance y est conviviale, décontractée !

 

Dans chaque maison, en plus des personnes handicapées, résident un ou deux employés qui ont leur propre appartement. Voici le témoignage des deux employés qui habitent dans la maison ou j’ai été accueillie :

 

Auprès de Maria, (60 ans) très belle rencontre : « Pourquoi as-tu fais le choix de venir vivre et travailler à Widar ?C’est la vie qui m’a menée ici. » Auparavant Maria travaillait en tant qu’enseignante dans une école anthroposophique, elle avait besoin de calme tout en restant dans une vision anthroposophique. Elle a débuté il y a 4 ans en tant que bénévole, puis Widar lui a proposé un poste et l’un des appartements s’étant libéré, la porte était donc grandement ouverte pour Maria ! « Vivre à Widar demande beaucoup d’énergie« , comme elle me l’a souligné, « C’est une question d’âge, il faut vraiment le vouloir. » Elle ne regrette rien bien au contraire, Widar c’est comme une deuxième famille pour elle !

 

Auprès de Hans, (24 ans) : Hans est lié à la nature depuis son enfance, fils d’agriculteur, il a fait ses études dans l’agriculture, et le voila agriculteur à Widar depuis 7 mois. Pour Hans ce n’est pas toujours facile car : « Il faut savoir gérer les conflits entre les personnes handicapées. Les relations sont très fortes. » Fermier à Widar, un travail physique mais surtout spirituel.

 

Widar, lieu de stage pour étudiants

 

Nombreuses sont les personnes qui viennent à Widar pour un stage dans le cadre scolaire. Par exemple, à Landvidi (une des 6 maisons) j’ai rencontré Sarah, 20 ans, qui y reste 3 mois. Il y a aussi de nombreux volontaires, par exemple Andrea, infirmière qui y reste 4 mois. Les woofers sont aussi les bienvenus. J’en suis la preuve !

 

Concernant mon expérience, j’ai logé pendant un mois à la maison Landvidi, à vivre au rythme de la communauté. J’ai été tout de suite bien accueillie, malgré la barrière de la langue au début (flamand), les liens se sont très vite créés !!

 

(à suivre..!) Joséphina

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