Nouveaux outils de communication en print (Impression)

Voici une présentation des prochains outils de communication. Evidemment tous vos avis nous intéressent. Si vous souhaitez réserver 1 pullover aux couleurs d’Etika Mondo, merci de nous le faire savoir par mail à dringdring@etikamondo.com.

 

PASSAGE A L’ANGLAIS

 

L’une des principales caractéristiques d’Etika Mondo tient dans sa démarche internationale qui consiste à faire se rencontrer et connecter des personnes de territoires différents. Donc forcément se pose la question de la langue. Et là il faut aller au plus pratique. Si l’Espéranto s’apprend très vite, il n’est pas utilisé en dehors de quelques rares cercles. L’anglais s’impose. Aussi, tous nos outils, même internet, vont passer en anglais. Un outil de traduction sera intégré et il est à prévoir que toutes les pages statiques seront ultérieurement rédigées en français et possiblement en d’autres langues si des traducteurs souhaitent se mobiliser.

 

L’intérêt de passer en anglais est fondamental même dans notre fonctionnement : les Exploratrices rédigent un article et une note de synthèse qui concernent les organisations qui lui ont ouvert les portes. Or il est de l’ordre du respect et du remerciement que ces organisations soient en capacité de prendre connaissance de ce qui est partagé à leurs propos. Idéalement il sera pertinent parfois de rédiger en d’autres langues. Oui. Le site Etika Mondo verra son architecture globale en anglais et ses articles en langues différentes. Vive les couleurs !

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Dans tous les cas, nos informations globales passeront toutes par l’anglais, ce qui même au niveau de l’équipe va nous permettre de nous internationaliser pleinement.

 

FLYERS POUR L’ETIKA TOUR

 

FORMAT

 

Tout d’abord, il est à noter que ces flyers seront de petite taille A6 : la moitié d’un A5. Soit la moitié de la moitié d’un A4. Un format A4 équivaut au format d’une feuille de papier classique. C’est donc 1/4 de feuille (plus simple comme explication 😉 ). Ce choix pour limiter la production de papier.

 

RECTO

 

EM Flyer 11.2015 BD

Recto du flyer Etika Tour 11/15

J’ai voulu appuyer sur 3 points clés fondamentaux (d’où la longueur de l’explication) :

 

1) Tremplin (SteppingStone) : partir avec Etika Mondo dépasse le Tourisme durable parce que le but n’est plus du tout de consommer une voire plusieurs destinations, mais d’identifier pourquoi on veut partir et faire en sorte que le voyage réponde à la question fondamentale : qu’est-ce que je pars chercher/apprendre pour réussir ma vie ? Evidemment pas dans le sens du carriérisme, mais dans celui de l’alignement personnel entre mes visions/valeurs et ce que je fais vraiment. Et c’est très important car savoir ce que l’on veut apprendre avec précision c’est pouvoir préparer son voyage et donc apprendre ce qu’on peut apprendre déjà par soi-même et de chez soi avant d’aller déranger les autres : n’oublions pas que personne ne nous attend, et encore moins quand on veut partir ailleurs. Ce travail de préparation permet de mieux comprendre les enjeux et les finesses d’un sujet, puis d’une organisation locale et donc de trouver que plus d’intérêt à rencontrer telle organisation et telle personne plus qu’une autre. Et c’est grâce à ce travail préparatoire que chaque exploratrice aura plus de chance de convaincre cette organisation et cette personne de lui accorder le temps et l’information nécessaire. En fait, la démarche n’est rien d’autre que d’aider l’exploratrice à trouver ce qu’elle souhaite le plus au monde, identifier les territoires propices à cette recherche, convaincre de possibles mentors de bien vouloir l’aider à acquérir des clés essentielles à son cheminement. En ça l’Etika Tour devient un véritable tremplin dans la vie puisque 1) il évite l’égarement et donc de perdre parfois des années avant de se trouver (et encore, certains se cherchent encore) 2) il facilite la rencontre avec des mentors sans jamais qu’Etika Mondo ne se place en mentor ! Et ça c’est très important. C’est ce qui nous distingue d’autres ONG qui proposent des choses très bien mais « prêt à l’emploi ». Etika Mondo n’est pas une agence de voyage, ni une ONG qui va proposer un catalogue de bonnes actions. Etika Mondo propose une méthode pour que chaque personne qui frappe à notre porte réalise pleinement sa vie en commençant par identifier son alignement et ses mentors possibles, puis en rencontrant ces personnes, si elles le veulent bien.

 

2) Libre (Free) : Comme je viens de l’expliquer, Etika Mondo ne propose pas un catalogue mais une méthode. C’est donc l’exploratrice, et elle seule, qui définit les enjeux de sa vie et par conséquent de son voyage. L’accompagnement d’Etika Mondo consiste à la challenger pour éviter les incohérences, les choix précipités, renforcer ses convictions, lui donner confiance en elle. Jamais Etika Mondo ne juge les choix de l’exploratrice. Evidemment, il faut une connivence de départ sur les questions d’éthique à savoir que les projets que soutient Etika Mondo sont corrélés aux 7 champs de l’éthique. En dehors de ce cadre, il y a toute la place pour la créativité, la liberté, la particularité.

 

3) Utile (Useful) : Avantage à prendre à double sens. L’utilité tient pour l’exploratrice, inutile d’y revenir. Elle tient aussi pour l’organisation, le mentor, accueillant. Et ce point n’est vraiment pas à négliger. Beaucoup de candidates nous appellent chez Etika Mondo avec à peu près ce discours : « Bonjour, je veux partir à l’étranger rencontrer des organisations éthiques pour apprendre d’elles, et je veux aussi les aider ». Et bim, double biais culturel. Déjà personne ne nous attend, il faut arrêter avec cette impression que toutes les portes vont s’ouvrir parce que JE voyage. Il y a des milliers, des millions de voyageurs et comme tout le monde est à la dèche (sauf pour payer le billet d’avion), ils sont très très trop nombreux à croire que les portes des familles vont s’ouvrir, bienveillantes et avec toute l’ouverture culturelle pour donner toute leur science et… tout leur frigo. Que nenni ! Il est de plus en plus de territoires où les gens en ont marre des Occidentaux qui voyagent croyant que le monde est à leur attention tandis que eux se tapent les pollutions, les spoliations, les déchets, les catastrophes financières, les casses sociales et l’uniformisation culturelle d’une hégémonie capitaliste de l’OCDE. Bref, des rencontres oui, mais ça se prépare et ça se demande bien à l’avance : c’est aussi ça le respect. Evidemment, d’aucun diront qu’il est possible de rencontrer des gens dans la rue et de sympathiser. Oui et heureusement. Mais une nouvelle fois, avec une bonne préparation, en ayant au moins pris soin d’étudier correctement le territoire en question et ses richesses comme ses enjeux et difficultés, vous n’alimenterez que mieux ces rencontres parce que vous ne serez pas là pour chercher une expérience qui VOUS concerne, mais bel et bien un échange interculturel. Ca ne sera donc que plus utile à votre propre aventure car les gens s’intéresseront tout simplement mieux à vous puisque vous même vous intéresserez mieux à eux.

 

Ca c’était pour la partie « je veux rencontrer ». Pour la partie « je veux les aider », c’est un peu la même : éviter toute condescendance. Comment aider quelqu’un quand soi-même on se cherche ? « ils ont besoin de ça ». Ok, mais pour l’heure c’est surtout toi qui a besoin d’eux. Ne serait-ce que pour répondre à un besoin d’évasion, et parfois plus pernicieusement – sans que ce soit dans une démarche nourrissant une mauvaise volonté, au contraire – pour nourrir l’impression de se sentir utile et un peu au-dessus des autres en bon pater/maternaliste : « sans moi ce serait impossible ». Autre dérive, croire aider en créant un site internet par exemple. Il faut tenir compte des différences culturelles. Combien de sites sont créés et inutilisés car les gens 1) ne savent pas utiliser internet 2) ne croient pas la possibilité d’interaction. Oui internet se répand et ce n’est qu’un exemple. Mais je me rappelle d’une amie m’expliquant avoir créé un site pour une famille d’agriculteurs capables d’accueillir des hôtes. Quand elle leur dit que mercredi une famille viendra, quelle ne fût pas sa surprise de les voir éclater de rire : « Mais tu n’es pas capable de lire dans l’avenir ! » … Bin ouai, c’est ça le choc culturel. Et c’est ainsi qu’on voit des écoles se construire… sans professeur, des toilettes inutilisées car culturellement ce n’est pas possible d’aller faire ses besoins au même lieu que quelqu’un d’autre. Etc. Ernesto Sirolli qui traine un sacré bagage en coopération internationale, résume l’affaire ainsi : « Tu veux aider quelqu’un ? Ta gueule et écoute ! » Alors comment aider, car en toute logique quand quelqu’un nous aide on a envie de lui renvoyer la pareille et c’est non seulement logique mais en plus ça rend heureux. Et bien c’est là où la préparation prend encore plus de sens. Etika Mondo propose une méthode d’analyse l’ « écologie de projet » pour que l’exploratrice puisse se poser les bonnes questions – limite de manière exhaustive – pour bénéficier au mieux de l’enseignement reçu sans se perdre ni dans l’adulation ni dans la condescendance qui l’une comme l’autre provoque des biais cognitifs. Cette méthode a pour but d’identifier la vision/valeurs de l’organisation, la transformation de cette vision/valeurs en opérations, l’impact de ces opérations selon les 7 champs de l’éthique. Pour se faire, l’écologie de projet aborde les questions d’éthique mais aussi de pratique à savoir la gestion de projet. Ce choix est nécessaire pour bien dessiner les contours de l’approche holistique, mais aussi pour éviter la maladresse de ne chercher dans l’analyse que l’impact selon le prisme éthique. Le risque étant de passer à côté des éléments de gestion. Or ces éléments nous renseignent sur la qualité de gestion du projet et donc permettent de mieux en comprendre les raisons : un impact négatif peut être le fait d’une mauvaise gestion plutôt que d’un manque de volonté, un impact positif peut être le fait d’une bonne gestion mais qui avec plus de pugnacité et de courage pourrait aller encore plus loin. Et bien c’est cette mécanique d’analyse qui va aider l’organisation accueillante : l’aider à prendre un recul formidable sur son action donc sur ses raisons et ses conséquences, lui faire découvrir cette méthode qu’elle pourra elle-même réutiliser par la suite. L’avantage de cette démarche dans l’envie d’aider est hyper-bénéfique pour plusieurs raisons. Déjà on ne perd pas de temps à faire l’analyse et à aider ailleurs, tout le temps est consacré à l’analyse, on ne se disperse pas. Ensuite, aider ailleurs ce serait partir du principe que l’analyse n’est que peu utile. Dans ce cas autant ne pas perdre de temps avec Etika Mondo, c’est que ni l’exploratrice ni l’organisation ne sont convaincues par tous les aboutissements de la démarche. Mais surtout, l’aide ainsi apportée est structurelle et touche directement l’ADN de l’organisation. Et sans modifier cet ADN ! 🙂 C’est l’organisation elle-même qui décidera ou pas d’évoluer en fonction de ses propres avis, vision, enjeux et moyens. Enfin, le principe d’apprendre en aidant c’est la création d’une spirale positive : l’organisation apprenant par son propre élève, l’exploratrice aidant de plus en plus qu’elle apprend.

 

S’ajoute enfin le fait que l’exploratrice va rédiger un article et une synthèse sur cette rencontre. Cette opération va l’aider à organiser et imprimer sa pensée, à donner de la visibilité et de la crédibilité à l’organisation, à diffuser la connaissance librement sur le web. Une connaissance basée sur des faits, une connaissance comparable puisque basée sur une méthode similaire à l’ensemble des exploratrices.

 

Univers voyage, aventure et monde

 

Côté branding, il est nécessaire de dire que nous considérons le monde entier, qu’il y a un côté aventure/exploration retranscrit par la carte d’arrière plan.

 

La symbolique du vert : l’écologie et l’espoir

 

L’Etika Tour étant lié avec une recherche particulière, la terre devient un terrain non plus de jeu mais de recherche, non plus de consommation mais de connexions. D’ailleurs, il est de plus en plus fréquent que des personnes intéressées demandent si l’Etika Tour peut se faire sur son propre territoire, ou encore de voir que des exploratrices en préparation finalement choisissent de rester sur place car elles ont devant eux la réponse à leurs questions et la possibilité de rencontrer des mentors dont la relation peut se pérenniser dans le temps. Et ça c’est un élément prépondérant : accepter l’imperfection pour favoriser le progrès éthique. Refuser par exemple l’avion peut freiner des gens qui vont de toutes façons vite prendre conscience chez Etika Mondo que l’avion c’est comme une centrale atomique : aussi pratique que dangereux. Or il y a d’autres façons de faire, voire il est possible de redéfinir l’utilité. L’autre aspect de cette tolérance tient dans le fait que si un voyage en avion permet à une personne de mieux définir sa vie et de générer un impact positif tout le restant de sa vie, alors c’est la meilleure des compensations. Néanmoins, nous refusons d’alimenter l’esprit « Tour du Monde » que nous trouvons particulièrement égocentrique et consumériste bien que cette approche soit totalement compréhensible au regard de notre époque et des accessibilités nouvelles. Le Tour du Monde est une consommation, mais aussi une ouverture. Donc nous voulons la déconstruire sans pour autant la blâmer. Une nouvelle fois, c’est aux personnes de comprendre la nuance importante entre s’élever et consumer. Mais nous allons y revenir avec le verso.

 

L’autre point concernant l’écologie est un point omniprésent chez Etika Mondo : la science de l’écologie c’est l’étude des interactions entre espèces vivantes au sein d’un écosystème. Si le Modernisme s’est incarné par le doute de Descartes et donc le « Je pense donc je suis« , on peut dire que l’Holisme s’incarne dans « le Je n’existe pas sans les autres« . Et Etika Mondo tient à rappeler que l’Holisme est une interprétation de la science de l’écologie « (l’holisme est la tendance dans la nature à constituer des ensembles qui sont supérieurs à la somme de leurs parties, au travers de l’évolution créatrice » Jan Christiaan Smuts « Holism and Evolution », 1926). Or, nous retrouvons l’approche holistique de façon de plus en plus présente dans quelque science que ce soit. Ce qui signifie pour nous que Ernst Haëckle (premier théoricien à avoir défini l’écologie), est à l’Holisme l’équivalent de Descartes au Modernisme : la semence qui propage déjà la nouvelle civilisation. Or, l’écologie étant par définition représentée par la nature, le vert s’impose tout naturellement.

 

Le dernier point ici tient dans l’espoir. Etika Mondo porte un objectif clair et précis : demain tout le monde considérera l’éthique holistique dans chaque geste et entreprise. Le vert est couleur de l’espoir.

 

VERSO

 

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Verso du flyer Etika Tour 11/15

Démonter la vision « Tour du Monde »

 

Oui Etika Mondo est née d’une sorte de Tour du monde. Je suis allé au Brésil, donc en Amérique latine, aux Etats-Unis, donc en Amérique du Nord, au Maroc et en Tunisie, donc en Afrique, en Inde, donc en Asie, et j’ai transité par Dubaï, donc le Proche Orient. Si c’est bien marginal pour un Tour du Monde tel que les backpacker l’entendent, il n’en reste pas moins que c’est par l’observation de différents territoires à priori très différents que j’ai pu en partie constituer l’idée et l’intérêt d’Etika Mondo. Les mouvements de 2011 (Révoltes arabes, 15M et Occupy) ont déclenché chez moi cette volonté de capter l’essence de ces courants, convaincu qu’ils étaient plus que des considérations de politique pratique « on veut ça », considérant qu’ils étaient plutôt l’expression du nouveau monde bousculant l’ancien en réclamant sa place. Bref, une rupture culturelle intergénérationnelle (attention cela ne signifie pas non plus un clivage intergénérationnel car il y a des précurseurs chez les anciens et des retardataires chez les jeunes). En d’autres termes, j’ai posé ma question avant mes voyages et ils m’ont ainsi été bénéfiques. En revanche, malgré ce fondamental, je manquais cruellement de méthode. Mes voyages n’étaient pas du tout des Etika Tours, et avec du recul plutôt que de vouloir tout faire moi même et ainsi exploser mon crédit carbone, et survoler les rencontres qui m’ont certes été utiles mais qui auraient pu vraiment aller beaucoup plus loin dans l’esprit présenté au-dessus, j’aurais pu proposer le chantier à une équipe et réaliser ces recherches de manière plus cohérente et efficace. J’aurais ainsi voyagé dans une seule destination, voire me consacrer à la France. Je ne peux donc pas blâmer le backpacker fan de destinations, mais toutefois le considérer comme je l’étais : dans une démarche pas adroite au regard des enjeux. D’ailleurs c’est assez contradictoire de critiquer l’Occident consumériste pour partir consommer le monde. Quelque part, on ne peut que se rendre à l’évidence, c’est souvent une fuite en avant. Et c’est tout le piège du voyage : il y a tellement de richesses sur notre chère planète, que c’est une drogue. Une drogue sur-puissante qui fait que certains, une dizaine d’années de voyage après, ne savent plus où ils en sont dans leur vie. Leur vie est une addition d’expériences sans architecture provoquant un repli égocentrique par l’esprit d’opportunité du voyageur, poussé à un niveau d’exacerbation parfois détestable. La fuite d’un monde qui ne convient pas et dont on échappe à travers des expériences atypiques, des expériences d’ailleurs. Or la fuite n’a jamais fait ni la rébellion ni la construction. Et ce sont bien ces deux esprits, l’un critique l’autre créatif, qu’Etika Mondo propose de nourrir. Et donc, l’une de nos missions est de démonter le mythe du Tour du Monde pour évoquer le voyage unique car spirituel finalement. Unique parce que si la question est bien posée, la réponse sera simple. Unique parce que s’il y a voyage c’est parce qu’il y a insuffisance locale. Evidemment, il n’y a pas là la volonté d’un repli et encore moi d’un stoïcisme. Nous entendons par voyage la démarche de vacation de sa propre vie, de ses racines, et la démarche d’utilisation des procédés industriels du modernisme pour aller loin et vite afin de se dépayser. Car le nomadisme, la balade, la distance ne sont pas des voyages du concept consuméristes. Partir à pied si c’est pour oublier quelque chose, malgré la démarche d’autonomie énergétique, n’a pas plus sens que de se déconnecter (après ça peut permettre la reconnexion dans une époque particulièrement déstabilisante puisque de transition). En revanche, si c’est pour convenir d’échanges avec d’autres territoires, échanges de savoir, savoir-faire, biens et ou services, alors ça prend du sens. Marcher pour le plaisir de la convivialité prend aussi du sens. Mais la nuance est de taille et cette nuance tient tout l’enjeu social : aller vers les autres pour se faire aider, pour assouvir un manque parfois pas même identifié, ou bien aller vers les autres sans besoin, ni même celui de vouloir les aider, juste par plaisir ? C’est un peu la même approche qu’un couple : vaut-il mieux considérer deux moitiés… ou deux êtres entiers ? Alors attention, petite aparté à  la question d’aider : selon les circonstances, une aide n’est pas une preuve de condescendance mais bien de solidarité. La différence est assez facile : on aide des gens qui eux ne sont pas dans la possibilité de nous aider. Par exemple une population qui souffre d’une catastrophe naturelle a besoin d’aide et n’est pas dans la disposition de nous aider. Si nous voulons aider une population que l’on pense capable de nous aider, il y a là un biais impertinent.

 

Découlant de ces considérations, le slogan du haut « To Trip is to Grow not to Flee nor to Zap » : voyager c’est pour grandir pas pour fuir ni zapper. Etika Mondo démonte ainsi non le voyage mais interpelle sur l’approche du voyage. Ce que l’on retrouve aussi dans le footer (bas de page) : « Don’t lose your Time, don’t Consume the Earth and Cultures. Beyond Windows, Make your Trip a Stepping Stone for You and Others » (Ne perds pas ton temps, ne consomme pas la Terre et les Cultures. Au-delà de la vitrine, fais de ton voyage un tremplin dans ta vie pour toi et pour les autres) et qui fait le lien avec le Recto de ce flyer.

 

Présenter les grandes lignes de la méthode

L’autre mission de ce Verso du flyer tient dans une présentation des grandes lignes de la méthode d’Etika Mondo. A savoir :

 

1) En 6 étapes identifier son rêve, identifier le territoire qui compte le plus d’organisations qui se rapprochent du rêve, repérer les organisations les plus pertinentes, apprendre l’écologie de projet.

 

2) Partager durant l’Etika Tour ses travaux de recherche sur la plateforme mutualisée pour propager la culture de l’éthique holistique. En d’autres termes jouer l’accélérateur de l’Holisme. Alors j’en profite pour souligner que non Holisme n’est pas une appellation ésotérique liée à une secte Krishna ou autre. Car peu répandu il peut donner cette impression, mais tout comme le Modernisme était particulièrement condamné sous la Monarchie ecclésiastique avant de vivre l’avènement après la Révolution, l’Holisme deviendra qu’on le veuille ou non la culture de la nouvelle civilisation. C’est simple à comprendre : le Modernisme ne peut répondre aux enjeux écologiques et sociaux du fait qu’il incarne le « Je » et donc le carriérisme. Il n’en faut pas plus pour ne pouvoir dépasser ces enjeux qui demande de refondre cette vision égo-centrée. Par conséquent, la vision écosystémique (donc holistique) va prendre le dessus tout naturellement : c’est une question de survie de l’espèce et de bien-être des individus.

 

ROLL UP POUR LES ETIKA TOURS

 

Alors évidemment, l’exercice intéressant pour les RollUp c’est que leur prix et la place qu’ils prennent nous oblige à faire concis. Par ailleurs, nous regrettons d’être encore dans le jus et d’avoir pu prendre le temps de créer nous même nos roll up pour une démarche DIY créative et écoconçue. Ceci-dit, le challenge est de taille car il faut quelque chose de solide et de pratique à transporter. Et pour l’heure, y a pas à dire c’était carrément plus simple et sécurisé d’acheter quelque chose de tout fait. Dans le délais bref qui nous a été imparti, nous avons été tiraillé par le choix entre produire localement dans une zone rurale considérée comme économiquement très fragile, et une solution web en bambous. Nous avons choisi le local même si nous savons qu’il n’y a de local que l’impression. mais au moins ça génère de l’emploi.

 

Côté explications je ne vais pas reprendre les explicatifs. Les enjeux et les réponses sont les mêmes que pour les flyers à la différences qu’en trois panneaux il y a un peu plus de place pour incruster les deux rosaces qui font l’ADN d’Etika Mondo : la rosace de l’approche holistique de l’éthique et la rosace de l’observation des organisations comme on pourrait observer un être vivant. L’idée est que toute organisation génère un impact social et écologique. Cet impact n’est par définition ni bon ni mauvais, il est. Exactement comme un humain respire : c’est comme ça. Ensuite, on va essayer d’évaluer cet impact justement pour voir si nous sommes plutôt dans le « bon » pour l’écosystème humain et naturel (tendre vers l’abondance) ou plutôt vers le mauvais (tendre vers la pollution). Je développerai le fonctionnement des rosaces dans un autre article. Pour l’heure vous pouvez retrouver ces informations dans la formation en ligne d’Etika Mondo.

Roll Up – Panneau 1

Roll Up – Panneau 2

Roll Up – Panneau 3

CONCLUSION 

 

Il n’est jamais évident de communiquer sur des supports imprimés tels que flyers, affiches, rollup, etc. Déjà par principe c’est très « marketé » puisqu’on cherche une efficacité dans un échange unidirectionnel : il n’y a pas d’interactivité. Certains préfèrent éviter cette démarche et ça se défend. Préférant alors soit le bouche à oreille, soit un site web qui laisse plus de place à l’écrit, soit encore un format type fanzine, etc. Tout se défend et surtout attention aux jugements hâtifs. La communication print qui cherche l’efficacité peut être en effet uniquement vue comme rivée sur du quantitatif sans échange, elle peut être aussi pour interpeller et – au milieu d’une masse d’information qui marque notre époque contemporaine – lancer un appel aux personnes qui portent la même vision à se retrouver. C’est le pari que fait Etika Mondo. D’ailleurs sur le web nous jouons sur les deux tableaux : une communications très épurée et publicitaire pour expliquer le plus rapidement et clairement possible ce que l’on propose, puis la partie article et news qui permettent de rentrer dans le détail, dans la réalité du projet, limite dans l’intime. A cela s’ajoute évidemment tous les échanges possibles sur des événements, par mail ou encore par téléphone. Et c’est notamment là qu’il faut faire attention dans le jugement hâtif : il y a la forme et il y a le fond. Et le fond c’est notamment l’ouverture aux échanges et leur qualité. Bon, pour être honnête, on a encore à progresser chez Etika Mondo car faute de temps, nous essayons de répondre à tout le monde et de consacrer du temps pour discuter, mais parfois nous sommes encore hyper en retard. Vivement qu’on soit bien en place pour enfin laisse plus de libre cours à cette partie du projet, celle qui nous passionne le plus.

Merci de nous partager vos avis et ressentis. C’est très instructif pour nous : comment comprenez-vous le message, est-ce clair ? Est-ce que ça vous parle ? Avez-vous des suggestions ? Ou encore souhaiteriez-vous plus d’infos ? …

 

Boris pour Etika Mondo

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